Un réseau antinucléaire et pour l’arrêt immédiat est né…

Tchernobyl, Fukushima, à qui le tour ?

Le 11 juin 2011, la société civile japonaise appelle à une journée d’action internationale

pour la sortie du nucléaire… IMMEDIATEMENT !

En solidarité avec les antinucléaires japonais, nous soutenons ces rassemblements

partout où ils auront lieu.*

Devant l’intolérable tragédie de Fukushima, devant l’indigence des propositions des partis politiques de tous

bords ou des ONG « écologistes »,

France un point de vue antinucléaire dissident pour un arrêt immédiat du nucléaire.

le temps est venu de rappeler que depuis des années, existe enNous ne pouvons nous satisfaire d’une proposition d’accompagnement de la sortie du nucléaire sur

10 ans, 20 ans, 30 ans ou plus, ni des négociations de certains partis politiques visant à des compromis

électoralistes qui au final, ne tiennent aucun compte de la dangerosité inacceptable de cette

industrie.

Qui pense encore que la catastrophe nucléaire est impossible en France

autorités s’y préparent, que des scénarios de gestion existent depuis quelques années pour la

« phase d’urgence », et maintenant pour une stratégie de gestion post-accidentelle à long terme (le

CODIRPA) pour les territoires français dont le sol serait durablement contaminé après la fin des

rejets ?

alors que lesFaut-il attendre un nouveau désastre

économiques, pour sortir de cette impasse nucléaire ? Combien de morts, de territoires contaminés,

de centaines de milliers de tonnes de déchets radioactifs légués aux générations futures avant que

le cauchemar ne prenne fin ?

avec ses dramatiques conséquences sanitaires, sociales,L’arrêt immédiat du nucléaire ne relève pas d’un délire irrationnel, ni d’une utopie

immédiat du nucléaire, c’est du concret, c’est applicable, c’est possible maintenant ! Nous n’avons

pas à attendre un développement hypothétique des énergies renouvelables en courant tous les

jours le risque d’une catastrophe.

. L’arrêtDes solutions existent

la filière nucléaire, utilisation maximum des capacités hydroélectriques et des centrales thermiques

classiques existantes (charbon, fioul, gaz). Nous savons que de nouvelles centrales thermiques au

gaz ou charbon peuvent être construites très rapidement, et que le remplacement des centrales

nucléaires par du thermique classique n’influera que très marginalement sur les émissions globales

de gaz à effet de serre.

: arrêt de la production d’électricité pour l’export, de l’auto-consommation deMettre fin au danger des centrales nucléaires n’est pas un problème technique, mais un

problème politique qui dépend de l’exigence de la population vis-à-vis de ses représentants.

L’incontournable urgence n’est malheureusement pas d’attendre un changement de société

ou de modèle économique pour un monde meilleur. L’urgence est de sauver nos vies !

STOP-NUCLEAIRE

©Arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire

Premiers signataires

Mouvement Citoyen Lotois pour la Sortie du Nucléaire, Sortir du Nucléaire Cornouaille, Collectif Antinucléaire de Saône

et Loire, Sortir du Nucléaire nord-Franche-Comté, Collectif Antinucléaire 84, CLADE Limousin, Collectif Sortir Du

Nucléaire 79, Stop Nucléaire 56, … …

Contact : stop.nucleaire@yahoo.fr – 06 82 45 13 89

*

Bioasis Balma, M°Gramont ;

l’Embarcadère ;

: Stop-Nogent, Collectif Antinucléaire 13, Infonucléaire, Stop Nucléaire 31 l’Antidette,Paris : 14h30, Place de la République ; Marseille, 11h Réformés (haut de la Canebière) ; Toulouse, 14h30 face àQuimper, 10h30 Halles St François ; Montceau-les-Mines, 9h30 parking dePont Saint-Esprit, 10h marché du Rond-Point de l’Europe ; Avignon, 14h30 Place de l’Horloge.Sortir du nucléaire: Pourquoi ? Quand ? Comment ?

Pourquoi ?

Il est nécessaire de préciser

et d’expliquer ce que cela signifie pour notre santé, pour notre société, pour nos descendants. C’est la gravité des conséquences

de ces accidents majeurs qui est déterminante pour le choix d’un scénario de sortie.

Quand on examine les textes officiels des commissions internationales, européennes et les préoccupations administratives

en France, on se rend compte assez rapidement de l’ampleur possible des désastres nucléaires. Tous ces experts se

penchent sur le problème : comment gérer ces catastrophes au mieux des intérêts économiques ? Ce ne sont pas les

conséquences sanitaires qui les préoccupent mais le désastre économique et les réactions populaires. Ils se demandent

comment anesthésier l’opinion publique qui risque fort de déclencher des « turbulences sociales » (rendant la gestion plus

difficile) et comment maîtriser ces turbulences. On est loin des risques industriels classiques qui finalement se gèrent assez

facilement par nos technocrates. Il est paradoxal de constater que ceux qui redoutent le plus ces « risques nucléaires

majeurs » se trouvent pour la plupart chez les « responsables » et très peu parmi les antinucléaires. Si l’accident nucléaire

était du même type qu’un accident industriel classique, il est clair qu’il faudrait y porter remède mais il n’y aurait pas lieu

de s’affoler et on aurait du temps pour trouver la meilleure solution. Par contre si l’ampleur des catastrophes possibles est

hors mesure, alors il est suicidaire de chipoter sur les moyens de s’en sortir, on est dans une urgence extrême.

Les déchets de l’industrie nucléaire posent le problème des générations futures. Ces déchets redoutables pendant des millénaires

sont déjà là et rien ne peut les éliminer. Il nous faut admettre que nous avons porté atteinte à nos descendants,

que nous les chargeons d’un fardeau qu’ils n’ont pas voulu. Du point de vue sanitaire, la recherche d’un stockage à moindre

mal est bien sûr nécessaire, mais il y aura du mal, des « détriments » comme disent les experts. L’arrêt de la production

de ces déchets est alors une obligation morale. Cet arrêt implique l’arrêt de la production électronucléaire. Retarder cet

arrêt pour satisfaire à des critères secondaires c’est accepter de menacer nos descendants par encore plus de déchets.

la raison fondamentale d’un engagement antinucléaire, les “risques d’accidents majeurs”,Quand ?

La gravité des conséquences d’accidents majeurs implique l’urgence de la sortie du nucléaire. Le choix des moyens pour

cette sortie et les délais correspondants doivent être confrontés à l’ampleur des conséquences de l’accident. Prendre en

compte la nécessité pour EDF d’amortir les investissements effectués pour développer son parc et n’exiger la mise à l’arrêt

des réacteurs qu’après les 25 ou 30 ans nécessaires c’est considérer que ce serait un gaspillage financier de ne pas

laisser les centrales nucléaires rembourser leurs dettes. En somme ce serait un gaspillage non justifié par les conséquences

sanitaires d’un accident nucléaire sur la population. Et puis dans cette perspective de nécessité économique

pourrait-on reprocher à EDF de faire fonctionner ses réacteurs au delà de ces 30 ans (avec de l’électricité très bon marché)

si cela s’avérait techniquement possible ?

Comment ?

En gros deux possibilités :

en abondance.

Quelles sont les possibilités actuelles ? En dehors des réacteurs nucléaires et des installations hydrauliques la France

possède une capacité de production électrique importante à partir des combustibles fossiles (essentiellement charbon,

fioul, et un peu de gaz). En arrêtant les exportations d’électricité et en tenant compte des économies réalisables si l’on supprime

l’auto-consommation nucléaire, on constate que l’utilisation à plein rendement des installations thermiques classiques

à charbon et fioul conjointement à l’hydraulique permettait en 1995 d’arrêter près de 70% du parc nucléaire. Le

recours aux combustibles fossiles n’est certes pas une solution idéale mais c’est la seule disponible à

EDF a mis au point, pour l’exportation, des centrales à « charbon propre » qui rejettent peu de polluants, (le CO2 qui contribue

à l’effet de serre est bien sûr inévitable, mais cette surproduction est négligeable par rapport aux autres composantes,

entre autres les transports et l’agriculture). Il faut aussi comparer cette pollution avec celle du cycle nucléaire de

la mine d’uranium jusqu’au stockage des déchets. Il faut surtout faire la comparaison avec les conséquences sanitaires

des catastrophes nucléaires possibles.

Quand certains (les Négawatts par exemple) préconisent de remplacer le nucléaire par des économies d’énergie et les énergies

renouvelables (vent, soleil), ils restent très vagues sur les productions réelles en kilowatt-heures. Seul semble important

le coût, qui, grâce aux progrès de la technologie, devrait diminuer. La pensée unique économique règne en maîtresse

et non l’aptitude de ces technologies à remplacer les gigawatts nucléaires (il faut actuellement plus de 1500 éoliennes pour

remplacer 1 seul de nos 58 réacteurs nucléaire). Même en escomptant un très grand gain d’efficacité des énergies renouvelables

on serait encore très loin de l’électricité consommée et les quelques économies d’énergie à faire d’urgence ne

changent guère le bilan. C’est une réduction considérable de notre consommation d’électricité qui serait nécessaire.

utiliser ce qui est disponible et opérationnel ou bien attendre d’avoir des énergies proprestrès court terme.Insistons sur le fait que bien sûr nous sommes favorables à l’utilisation des énergies renouvelables là où c’est

possible. Ce que nous contestons c’est l’affirmation qu’elles peuvent être une alternative à un remplacement rapide

du nucléaire. De même des économies d’énergie ne peuvent qu’être bénéfiques, mais pour sortir rapidement

du risque nucléaire nous n’avons guère le choix et la solution existe, il faut recourir aux énergies fossiles.

nucléocrates d’EDF ont bien perçu cette menace et ils démantèlent systématiquement les installations thermiques au charbon

et au fioul (et cela dans l’indifférence générale) pour rendre impossible la sortie rapide du nucléaire, et il faudra compter

parmi les responsables de cette situation tous ceux, parmi les écologistes, qui diabolisent le charbon.

LesPour plus d’infos sur la sortie du nucléaire, voir sur le Web: http://www.dissident-media.org/stop_nogent/sup_sort.pdf

Explications du comité Stop Nogent-sur-Seine: http://www.dissident-media.org/stop_nogent

Publié dans antinucléaire | Laisser un commentaire

Fukushima la fusion du coeur a commencé….

Fukushima : après le « Melt-through », le « Melt-out » : le corium attaque les nappes phréatiques

Ce reportage, qui traite du système de décontamination de l’eau, des conditions de sa mise en œuvre, de la possible descente du corium dans le sol et des pratiques de désinformation de Tepco, donne aussi des informations sur l’état général de la centrale de Fukushima Daiichi. Malgré l’annonce rassurante de Tepco et du gouvernement au sujet de la maîtrise de la crise, personne au Japon ne peut ignorer, à la lecture de cet article très critique, ce qui se joue réellement à Fukushima Daiichi.

Merci infiniment à  Marielle Ikeme et Hiroko pour avoir réalisé cette traduction française de qualité.

 

Paru le 8 juillet 2011 sur le site Internet Gendai Business sous le titre original :

メルトアウト「核燃料」地下水直撃の恐怖!
メルトスルーを超える最悪の事態 東電はこの可能性を隠していないか!

cet article provient à l’origine de l’hebdomadaire FRIDAY publié par Kodansha, grande société d’édition au Japon.

 

L’article est suivi d’un communiqué du 20 juillet de NHK World qui confirme, 12 jours plus tard, que le système de recyclage de l’eau de refroidissement ne fonctionne pas correctement.

Fukushima : après le « Melt-through », le « Melt-out » : le corium attaque les nappes phréatiques

source :

http://gendai.ismedia.jp/articles/-/11152

En considérant l’aspect des sous-sols de la centrale de Fukushima Dai-ichi, les spécialistes font un effroyable constat : le système de refroidissement fonctionne bien en deçà des espérances et le devenir du combustible fondu reste incertain.

Cependant Tepco s’évertue à remettre en marche le système de refroidissement des réacteurs de la centrale Fukushima Dai-ichi.

Travail au sol près de l’unité 1

A l’ouverture de la séance organisée par Tepco et le gouvernement le 27 juin, le responsable M. Takeshi Hosono a déclaré qu’on se rapprochait de la stabilisation du système de refroidissement, qu’un pas en avant avait été franchi. Ce système, interrompu le 18 juin, avait été remis en marche dans l’après-midi à 16h20.

Cependant, lors de la clôture de cette conférence, Monsieur Junichi Matsumoto de Tepco a mis fin à cette euphorie en déclarant, les yeux baissés, qu’il avait d’autres informations à communiquer : « De l’eau fuit par les joints, ce qui a entraîné l’arrêt du circuit de refroidissement dans l’après-midi à 5h55. »

Mesure de dose de radiations sur une voiture du site : 94 µSv/h

La remise en circulation de l’eau de refroidissement n’a fonctionné que 90 minutes. Ce système est encore en situation d’échec. Ce n’est que le 28 juin qu’il a pu refonctionner. A quand sa stabilité ?

C’est parce que ce système a été construit à la hâte que l’on craint des incidents imprévisibles, comme une réplique. Ce système de refroidissement repose sur 4 km de canalisations dans lequel circule une grande quantité d’eau contaminée par le mélange fondu de combustible à haute température. Lors d’un fort tremblement de terre, les canalisations s’endommageraient, les boulons se desserreraient et des matières radioactives se déverseraient dans l’environnement (M. Jun Sakurai technicien spécialisé).

Selon les indications de M. Sakurai, il est fort possible qu’une catastrophe imprévisible intervienne à nouveau d’ici la stabilisation du système de refroidissement. La situation serait alarmante. Une atroce réalité peu imaginable, mais qui peut arriver dans la profondeur des sous-sols de la centrale de Fukushima.

Avec l’intervention des systèmes de désalinisation d’eau, de séparation huile-eau, de purification, et un autre système d’élimination du césium, l’eau légèrement décontaminée de sa radioactivité est réutilisée pour le refroidissement. Selon un rapport de l’AIEA publié le 7 juin, le gouvernement a reconnu la possibilité de perforations dans les cuves des réacteurs 1~3.

Le combustible des réacteurs fondus (melt-down) s’échappe des cuves de pressurisation et s’infiltre dans l’environnement (melt-through).

Selon Monsieur Hiroaki Koide de l’Université de Kyoto, “La situation de la centrale de Fukushima est désespérée” :

« Je pense que le corium, mélange fondu à base d’uranium, a endommagé le fond des cuves et qu’il s’infiltre au travers du béton et se diffuse dans la terre. Le combustible du cœur des réacteurs ne fond pas à moins de 2800 degrés (la radioactivité empêche la mesure de la température actuelle).

Il y a à peu près cent tonnes de corium. Les cuves de pressurisation et les métaux utilisés pour l’enceinte du bâtiment fondent à 1500 degrés. Il est donc probable que le corium soit tombé au fond des cuves, qu’une partie ait attaqué le sol et qu’une autre partie se soit mélangée avec l’eau contaminée, entraînant la fonte des murs. »

Le combustible fuit à l’extérieur des réacteurs et diffuse une forte radioactivité dans l’environnement. M. Koide qualifie cette situation catastrophique de « melt-out ».

Si le corium attaque les nappes phréatiques, on aura beau refroidir, cela n’empêchera pas la radioactivité de s’étendre. Il faut stopper cette infiltration souterraine afin de ne pas contaminer l’océan. Ne faut-il pas envisager de construire une enceinte souterraine autour de la centrale ? Cela protègerait les nappes phréatiques du corium et des sols contaminés.

Si l’on considère la structure de la centrale, il y a de grande chance pour que l’on soit entré dans la phase “melt out”. Voici les explications fournies par M. Masashi Goto, ex-technicien nucléaire chez Toshiba :

« L’épaisseur des parois des cuves de pressurisation est d’une dizaine de centimètres. Mais les enceintes de confinement ne font pas plus de 30 millimètres d’épaisseur. La pression des cuves est calculée pour supporter une pression de 70 unités mais la pression à l’extérieur ne peut en excéder 4. Si le combustible devait fuir au point de faire fondre la cuve de pressurisation, l’enceinte de confinement ne résisterait pas. Et qui plus est, le bâtiment extérieur et les murs en béton du sous-sol.

Comme nous l’avons dit plus haut, rien n’a été construit en cas de fonte d’un réacteur, ni au niveau des enceintes, ni au niveau des cuves. C’était dès le départ un échec assuré. C’est pour cela qu’il faut envisager des mesures pour le cas où nous entrerions dans la phase « melt down » car ce n’est qu’une question de temps pour que le corium s’échappe des cuves, perce les enceintes extérieures et s’infiltre dans les sous-sols de la centrale. »

Suite à la phase “melt-out”, des particules radioactives terriblement dangereuses sont dispersées. On y trouve de l’iode, dont la demi-vie est de 8 jours, en provenance de l’eau contaminée qui vient du sous-sol des bâtiments et qui remonte à la surface de la terre, ainsi que du césium dont la demi-vie est de 2 ans ; ces particules radioactives assez légères s’accumulent à la surface de l’eau. Par contre, parmi les particules qui s’infiltrent à l’intérieur du sol, il y a le strontium dont la teneur met 29 ans pour diminuer de moitié et le plutonium qui lui mettra 24 000 ans. De plus le plutonium peut rester dans le corps humain 50 ans et y causer de graves dommages. D’après M. Takeda, ancien spécialiste du nucléaire de l’institut de recherche de l’université du Chubu, «  Ses effets sont désastreux ».

Sous le soleil brûlant, des hommes travaillent avec des combinaisons de protection renforcées de ruban adhésif. La chaleur s’intensifiant depuis juin, plusieurs ont déjà souffert d’hyperthermie.

Le plutonium qui se dépose facilement dans l’eau est une substance radioactive relativement lourde. Si le combustible s’est infiltré dans les eaux souterraines, ce sont les rivières les lacs, les puits, la mer et tout ce qui est en contact avec ces nappes qui vont être contaminés. Et en plus, le niveau de radioactivité est tellement fort que l’homme ne peut pas s’en approcher afin de faire un rapport de la situation.

La construction d’une enceinte de protection

 

Est-ce que Tepco connait le niveau actuel d’infiltration du combustible ? Certes Tepco a constaté la phase du « melt-out » mais sans pour autant être persuasif dans ses explications.

Selon des analyses, le combustible du réacteur numéro 1 est tombé au fond de la cuve. Actuellement, le refroidissement de ce réacteur est stabilisé grâce aux injections d’eau, ce qui limiterait à partir de maintenant l’éventualité de fortes émanations radioactives. Pour les réacteurs 2 et 3, de mêmes analyses sont en cours mais l’état des réacteurs est inconnu. A la question de savoir si les cuves sont percées ou pas, Tepco répond que l’investigation n’étant pas terminée, les résultats seront communiqués plus tard (Service de presse de Tepco).

Pendant que l’attention se focalise sur “la stabilisation de refroidissement des réacteurs”, les possibilités de “melt through” et “melt out” sont à peine évoquées sous prétexte que “l’enquête suit son cours”. Cependant d’un autre côté, Tepco prépare la construction d’une enceinte de protection en profondeur.

« Les plans sont en cours d’élaboration. Tepco prévoit de construire une enceinte afin de protéger les nappes phréatiques des infiltrations contaminées » (Service de presse de Tepco).

On en revient à l’évocation de M. Koide : « Ne faut-il pas envisager de construire une enceinte souterraine autour de la centrale ? ». Concernant la pire des situations qui pourrait arriver, Tepco ne se prononce pas, mais n’envisage-t-il pas ce « melt out » quand il commence à prendre des mesures à son encontre ?

Un travailleur sur la centrale révèle que, depuis juin, le travail à Tepco devient problématique. Sur le panneau d’affichage du stade de Fukushima, des informations étaient quotidiennement publiées sur la centrale. Mais récemment plus aucune information n’est apparue. Selon le patron d’une compagnie mère qui travaille sur la centrale, il manque l’essentiel. Tepco, qui interdit formellement l’accès de la centrale car c’est trop dangereux, n’en dit pas plus. Les ouvriers soupçonnent « Tepco de manigancer quelque chose ».

Sous la centrale, où l’homme ne peut pas pénétrer, il est possible que se préparent des évènements sans précédents pour l’humanité.

Publié dans antinucléaire | Laisser un commentaire

Consensus des Objecteurs de Croissance pour la campagne de 2012

 6 avril 2011Suite à la rencontre du dimanche 3 avril 2011 à Lyon a été décidé au consensus concernant les élections présidentielles de 2012 :


Consensus pour les présidentielles de 2012 :
Communiquer clairement sur le fait qu’il y a deux stratégies complémentaires pour les présidentielles :
1. Convergence de la gauche anti-productiviste et anti-nucléaire et de l’écologie radicale : stratégie menée par le MOC.
2. Participer aux présidentielles afin de colporter la Décroissance, faire se rencontrer des OC localement et préparer les législatives (Stratégie menée par le PPLD, le POC et d’autres OC).

Ces deux démarches s’engagent à ne s’exprimer qu’en leur propre nom, à se respecter et à se retrouver pour discuter en cas d’évolution de la situation :
- Convergence possible avec le NPA autour d’une candidature Paul Ariès.
- Convergence impossible.

.

Candidature Décroissance (Décision par consensus n’engageant pas le MOC) :
- Faire campagne pour la Décroissance autours d’un collectif de porte-parole avec, entre autres, Paul Ariès et Clément Wittman.
- On se donne quelques mois pour définir comment désigner le candidat et désigner l-a-e candidat-e.

- La campagne démarre le vendredi 13 mai (donc sans doute avant la désignation du candidat) à Milly Lamartine – Saone et Loire- , par le départ du tour de France à vélo de Clément Wittmann.
- La recherche des 500 signatures est possible pour celles et ceux qui le souhaitent mais n’est pas un objectif en soi. Par contre elle représente une opportunité pour faire campagne.

.

Concernant les législatives :
Participer aux législatives afin de colporter la Décroissance et de faire se rencontrer des OC localement.

1. Autonomie locale.
2. Toutes démarches et rencontres à un niveau national avec d’autres partis politiques ne pourra se faire qu’au nom du groupe des OC qui s’y engagent et dans le respect de l’autonomie des groupes locaux.
3. Pas de concurrence sur une même circonscription.

Réflexion sur la possibilité d’atteindre les objectifs permettant de bénéficier du financement des partis politiques (80 candidat-e-s dans au moins 30 départements avec 50 circonscriptions avec au moins 1% des votes).
Lancer un appel à candidatures pour les législatives.

.

Concernant le projet pour 2012, nos thèmes centraux sont :
- Dotation inconditionnelle d’autonomie.
- Revenu Maximum autorisé.
- Défense des sphères de la gratuité.
- Relocalisation ouverte.
- Monnaies locales.
- Anti-nucléaire.
- Mise en place d’une assemblée constituante.

.

Contacts :
AdOC : http://actu.adoc-france.org/ – <contact@adoc-france.org>

MOC : http://www.les-oc.info/ – <contact@ml.les-oc.info>
PPLD : http://www.partipourladecroissance.net/ – <contact@partipourladecroissance.net>
POC : http://www.objecteursdecroissance.fr/ – <partidesobjecteursdecroissance@gmail.com>

Publié dans Elections | Laisser un commentaire

Japon : communiqué du MOC

Depuis le 11 mars, le Japon a d’abord subi un tremblement de terre d’une violence rare auquel il a pu résister grâce à sa technologie. Ensuite il a dû assister à l’assaut d’un tsunami qui a tout emporté le long de la côte est sur des kilomètres, balayant une ville de 1 million d’habitants : Sendai… Mais ce n’est pas terminé, le long de cette côte le Japon concentre trois centrales qui ont fait face aux deux événements naturels. Au nord, à Onagawa, on trouve trois réacteurs ; au centre, à Fukushima, on exploite dix réacteurs nucléaires – eh oui, vous avez bien lu, dix réacteurs nucléaires - ; et, plus au sud, mais toujours au nord de Tokyo, à Tokai, on en trouve encore un. Au total, on doit arriver à au moins 14 réacteurs installés sur cette zone, sur les cinquante-cinq que compte le Japon.

La situation est extrêmement préoccupante, car ce n’est pas un mais plusieurs Tchernobyl que nous risquons de voir se produire…

D’ores et déjà, nous savons que la situation est très critique dans deux réacteurs de Fukushima, qu’un autre tremblement de terre de même ampleur a 70 % de chances de se produire et, enfin, que le Japon est à la merci d’une grave crise financière qui ne pourra qu’affecter le monde entier.

Sur le terrain, 6 millions de personnes sont privées d’électricité, 1 million d’eau potable.

Le Mouvement des objecteurs de croissance apporte son soutien au peuple japonais et rappelle son opposition au nucléaire civil et militaire, se prononce pour l’arrêt immédiat de tout ce qui peut l’être et en tout état de cause pour une sortie rapide, en un quinquennat, de cette industrie mortifère.

Mouvement des objecteurs de croissance

http://www.les-oc.info/

Publié dans antinucléaire | 3 commentaires

Paul Aries nous rend visite le 29 Janvier à Fontenay sous Bois à 14:30

Ari-s communV3web[1]

Publié dans Accueil | Laisser un commentaire

Critique du développement par Thierry Sallatins

Madame, Monsieur,

Pour les rencontres des 20, 21, 22 janvier 2011 l’intitulé est :
Repenser le développement : la société civile s’engage.

>  Mais le comité d’organisation semble avoir oublié les associations et les personnalités qui travaillent depuis parfois plus de trente années à « repenser le développement ».
Plusieurs auteurs ont publié à ce sujet dès les années 80 :
> François Partant = La fin du développement
> Serge Latouche = Faut-il arrêter le développement ?
> Marie Dominique Perrot, Fabrizzio Sabelli, Gilbert Rist = Il était une fois le développement.

> > La revue de Montréal « Interculture » est pionnière en ce domaine, comme l’université IUED de Genève.

> > Les Presses de Science Po Paris publieront en 1996 (plusieurs rééditions) de Gilbert Rist « Le développement : histoire d’une croyance occidentale ».

> > Toutes ces personnes seront impliquées dans le colloque de février 2002 à l’ Unesco « Défaire le développement, refaire le monde », dont les actes sont parus aux éditions Parangon, qui possède une collection spécifique consacrée à l’« après-développement ».
> On verra pour la dernière fois Ivan Illich, à ce colloque…

> > L’association « La Ligne d’Horizon-Les Amis de François Partant » est spécialisée dans la réflexion sur la notion de développement.

> > Dès le n° 100 de la revue Tiers-Monde, Serge Latouche a souligné le caractère oxymoresque de l’expression « développement durable ».
> Le géographe Denis Chartier a publié dans « Ecologie et politique » numéro 29 une histoire critique de l’expression « développement durable ».

> > Fabrizzio Sabelli et Susan George dans « Crédits sans frontières, la religion de la banque mondiale » révèleront le rôle du PDG de Ontario Hydro Maurice Strong dans le détournement du concept issu de WWF et IUCN en 1980, celui de « Sustainable Development » Dès 1983, le but était d’introduire la préoccupation du « développement » dans les sommets de l’ONU sur l’environnement, préoccupation issue des suites du Premier Sommet Mondial sur l’ Environnement à Stockholm en 1972, sommet qui engendrera une première tentative pour ajouter la notion de « développement » aux préoccupations environnementales, telles qu’elles étaient apparues la première fois au colloque international à l’Unesco en septembre 1968, consacré à la situation déjà jugée alarmante de la Biosphère, ajout qui apparaîtra avec le concept d’« écodéveloppement » que tentera d’introduire Ignacy Sachs.
> Le concept de « développement /sous développement » avait été, lui, lancé en janvier 1949 par le président des USA Harry Truman, pour remplacer d’une façon « langue-de-bois » le mot de plus en plus mal vu de « colonisation ». Dès la réunion de 1943 aux USA pour préparer celle de Bretton Woods aux origines de la Banque Mondiale, du F.M.I. et du GATT (ancêtre de l’O.M.C.), les USA s’inquiétaient du manque de débouchés qui découleraient de la fin de la Seconde guerre mondiale : il fallait que l’industrie des USA tournant alors à plein régime pour cause de guerre trouve de nouveaux débouchés une fois la paix revenue. Il fut alors imaginé de prendre la place des empires coloniaux français et anglais dont on pouvait déjà prévoir l’affaiblissement, mais sans passer pour des nouveaux colonisateurs. Le mot « développement » remplira cet office : pratiquer la colonisation mais sans en avoir l’air ! Mieux, passer pour progressiste en soutenant les mouvements de décolonisation, tout en se substituant aux anciens colonisateurs en se positionnant économiquement au prétexte apparemment généreux d’apporter le « développement ». Et aussi concurrencer l’URSS qui risquerait aussi de tenter de placer ses billes…

> > Jacques Grinevald, de l’IUED, montrera dans plusieurs articles dont un de la revue L’Ecologiste, comment la notion de « développement », suite aux pressions de Maurice Strong, bientôt aidé par le PDG Stéphan Schmidheiny (amiante), et leur Business Council of Sustainable Development (juin 1992, Rio), remplacera finalement celle d’« environnement » du Sommet de Stockholm à celui de Johannesburg en 2002… En trente années de ce méthodique stratagème conçu par le milieu des chefs d’entreprises, on sera passé du Sommet de l’Environnement au Sommet du Développement Durable, en passant par le Sommet de Rio qui lui s’intitulait « le Sommet de l’environnement et du développement »… conformément au complot initié en 1983 : la demande de Maurice Strong de créer une Commission « Environnement et Développement » dans le cadre de l’ONU, en vue de préparer 20 ans après Stockholm le Sommet de Rio. Maurice Strong nommera Gro Harlem Brundtland, ministre norvégienne, à la tête de cette commission…
> On fera croire aux journalistes que cette ministre définira dans son rapport de 1987 « Notre avenir à tous » le sens de l’expression « Sustainable Development », alors que cette expression avait déjà été définie par ses inventeurs en 1980, les associations de protection de la nature IUCN et WWF.

> > Les biologistes Roger Heim, Rachel Carson et Jean Dorst avaient tiré la sonnette d’alarme dans les années 1960. En 1965 aux USA paraît un article sur « L’Ecologie, cette science subversive ». L’Unesco lance son programme de recherche « Man and Biosphere » en 1968. 1970 sera décrétée « Année européenne de la nature » et l’ONU réunira tous les biologistes à Stockholm en 1972, pour qu’ils alertent les 180 nations du monde convoquées sur les graves problèmes de pollution et de destruction des écosystèmes, cause de la disparition définitive d’espèces animales et végétales. Nombre de Campus aux USA sont en effervescence depuis le début des années 60. La Société de Consommation est remise en question : avoir plus ne rend pas plus heureux (Paul Goodman « Growing up absurd », et les écrits de Marcuse). Le mouvement hippie critique la Société Industrielle.
> Surprise : à Stockholm les États du Tiers-Monde prennent très mal cette critique de l’industrialisation : « On veut nous empêcher de nous développer ! La protection de la nature est un luxe de riches ! »
> C’est alors que les courants occidentaux soucieux de protéger la Biosphère imagineront la stratégie du « tout en » : rhétorique d’équilibriste qui tente de faire tout et son contraire, pour ne mécontenter personne : protéger la nature tout en favorisant le développement. Ainsi naîtront les concepts boiteux, ambigus, d’ « écodéveloppement » (comprendre « développement écologique ») et de « sustainable developpement » comprendre continuer à développer l’économie « tout en » essayant de rendre ce développement pas trop destructeur, donc compatible à long terme avec la pérennisation des écosystèmes sauvages, c’est à dire l’équilibre écologique . Gestion prudente et parcimonieuse des ressources de la planète, en limitant les pollutions et le pillage des ressources non renouvelables. Langage diplomatique, alambiqué, typiquement « langue de bois » pour faire admettre la prudence écologique aux nations qui rêvent de vite s’industrialiser pour rattraper ce qu’elles appellent un « retard ». Ce langage diplomatique a été vu comme une nécessité après le traumatisme de Stockholm essuyé par les ONG conservationnistes. D’où leur choix de créer volontairement en 1980 une expression mi-figue, mi-raisin, pour ménager la chèvre et le chou.

> > A partir de l’ouvrage pionnier de F. Fanon « Peau noire, masques blancs » apparaîtront des ouvrages déconstruisant le syndrome mimétique des jeunes nations nouvellement décolonisées et convaincues de croire au « développement ».
> Le développementisme » est de plus en plus dénoncé :

> > L’iranien Majjid Rahnema a publié chez Fayard-Actes Sud , récemment, deux ouvrages majeurs sur la remise en cause des notions de pauvreté et de développement, et sera le premier à parler de la nécessité de « décoloniser notre imaginaire »…

> > Aussi suis-je consterné de constater que pour ces trois journées censées consacrées à « repenser le développement »
> vous n’invitez aucunes des personnes compétentes dans ce domaine !

> > En particulier, nulle trace de l’association « la Ligne d’ horizon »,
> et l’absence notoire de
> Serge Latouche,
> Gilbert Rist,
> et de Majjid Rahnema….

> > Autre grave absence, celle de la linguiste Françoise Dufour, auteur d’une thèse (Montpellier), sur la notion de développement », publiée à l’ Harmattan en 2010…

> > Il y a aussi la revue ENTROPIA = /www.entropia-la-revue.org>
> qui est la revue de travail de toutes les personnes qui souhaitent « repenser le développement ».

> > Ils organisent un colloque à Paris, 75002, rue Léopold Bellan, salle Jean Dame, près de la rue piétonne Montorgueil le samedi 18 décembre 2010 de 14H à 17H30.

> > Ceci peut être une occasion pour vous de rencontrer plusieurs des auteurs des écrits sur le développement, mentionnés ci-dessus.

> > L’association « La Ligne d’horizon-les Amis de François Partant »
> adresse = /www.lalignedhorizon.org>
> siège en région parisienne =secrétariat = Silvia Perez-Vitoria, auteur de plusieurs livres sur les paysans.

> > « La ligne d’horizon » est aussi le titre d’un des derniers livres du banquier et tiers-mondiste François Partant…

> > Pour ce qui est du « développement durable », il s’agit de la pire des façons de traduire « sustainable development ».
> Au début des années 90 on préférait traduire par « développement soutenable » ou « développement supportable », ou encore par « développement écologiquement pérennisable ».
> Personnellement, je préfère « développement sustentable ».
> Mais de toute façon cela n’enlève rien au fait que toutes ces expressions sont paradoxales car tout ce qui se développe ne peut par définition être « durable ». Seule la stabilité, ou stade adulte, peut être « sustainable », compatible avec les données écologiques. Finalement, peu importe la traduction de « sustainable », cela ne sert qu’à décorer le « développement » avec un adjectif qualificatif pour mieux le faire accepter. Et cet adjectif ne sera qu’un oxymore. Inutile de prétendre adoucir le concept de « développement » en ajoutant « humain », « social », équitable« . Le développement reste le développement : un processus de déstructuration de la stabilité traditionnelle, une destruction de l’ancienne autonomie économique qui pourtant amenait de façon écologique l’auto-suffisance alimentaire. Dans « L’occidentalisation du monde » , Serge Latouche cite un économiste des années 1960 expliquant que pour introduire le développement, il faut d’abord « amener le malheur ». Car explique ce stratège, tant que les gens sont heureux, ils n’ont hélas pas besoin de notre mode de vie !

> > Le problème fondamental reste que la continuation du développement économique initié par les occidentaux est de toute façon une impasse : cela doit s’arrêter d’une façon ou d’une autre !!!
> Le développement n’est donc pas durable, quelque soit la manière dont on peut s’y prendre.
> Comme dit le prix Nobel d’économie Kenneth Boulding : « pour croire qu’un développement infini est possible dans un monde fini, il faut être soit un fou soit un économiste ! »
> Il est plus utile de commencer à réfléchir à l’ « après développement » !

> > Personnellement je tente de faire oublier le concept de « développement » et de le remplacer par celui d’ « enveloppement ».
> Bonne surprise : Edgar Morin, depuis début 2010, est lui aussi en faveur du concept d’« enveloppement ».
> C’est pour moi l’art d’un mode de vie épanouissant , sobre et volontairement frugal, conquis grâce à la plénitude de la sagesse. Il en résulte une façon modeste de se comporter à la surface de la Terre, façon « sustentable », en anglais « sustainable » , de vivre tranquillement, loin des appétits de puissance et de richesse qui furent à l’origine du phénomène écologiquement suicidaire de développement, cette soif pathologique et inextinguible du toujours plus.
> La frime ostentatoire des riches qui se croient des modèles pour le reste de leurs concitoyens est cette maladie dont il faut débarrasser l’humanité. Le vers était déjà dans le fruit lors de l’apparition des premières sociétés inégalitaires, hiérarchisées. Mais à l’époque, il y a plus de 5000 ans par exemple à Sumer, on ne savait pas que la folie du rêve de puissance serait bien plus tard servie par des capacités techniques de plus en plus prométhéennes et suicidaires, jusqu’à se retourner contre l’espèce humaine elle-même en provoquant l’écocide…

> > Nous ne vivons pas une crise financière.
> Il s’agit bien d’une crise anthropologique. Au moins pour les peuples engagés depuis des milliers d’années dans la folie des grandeurs, du côté de la Chine impériale ou de l’Occident. Heureusement, tous les peuples ne sont pas engagés au même rythme dans le réflexe paresseusement mimétique. Il existe même actuellement en Amazonie 95 petits peuples qui continuent à vivre dans leur stabilité millénaire, refusant tous contacts avec ce que les Occidentaux appellent avec orgueil depuis Mirabeau (1756) la « civilisation ». Orgueil de la « civis » : pourquoi admirer cette façon de vivre entassé !
> On découvrira peut-être trop tard qu’en termes de bonheur le mode de vie des sylvilisations est supérieur à celui des civilisations.

> > Peut-être est-il temps de nous réorienter dans une tout autre voie après ces millénaires d’erreurs : la voie de la « sobriété heureuse » comme vient de l’écrire Pierre Rabhi. Réinventer l’art de vivre en petites sociétés à échelle humaine, loin des monstrueuses administrations tatillonnes des sociétés étatiques, l’art de vivre dans la transparence, c’est à dire d’une façon si simple que nous connaissons intimement tout ce que nous manipulons dans la vie quotidienne car tout y est fabriquable artisanalement, donc avec art et douceur, sans polluer, sans odieux travail en usine. Un art de vivre tel que notre nourriture est accessible dans notre environnement immédiat, grâce à une subtile agroécologie dont il faut retrouver les secrets auprès des peuples traditionnels.

> > De toute façon, il faudra bien se réhabituer à vivre sans engrais, pesticides et tracteurs, car depuis deux ou trois ans la capacité mondiale d’extraction de pétrole plafonne, et elle ne va pas tarder à s’effondrer : surtout face à la demande de plus en plus titanesque de pétrole avec les pratiques mimétiques absurdes des riches chinois : 27 Porsches il y a 4 ans, 6700 maintenant, ces riches qui contaminent l’ensemble de la population et tirent toute la société vers une suicidaire occidentalisation. Explosion du parc automobile en Asie…

> > Le plus vite nous changerons radicalement de mode de vie, le plus vite sera brisé le miroir mimétique qui hypnotise encore les populations ethnocidées. Elles cesseront alors de se croire « en retard » . Ce sera la fin de la religion du développement.
> Il était temps ! Juste avant la destruction mortelle des équilibres écologiques planétaires !
> Thierry Sallantin
> Lauréat du Concours Général de Géographie, boursier Zellidja, ethnologue.

Publié dans Critique du développement | Un commentaire

Bonne année par Roger Luce

LES VOEUX ...J’ai répondu cela à un conseiller municipal socialiste qui a présenté ses voeux à toute une liste, après avoir présenté les miens pour lui et sa famille :

« Il y a qq 4000ans, à Babylone, les dieux se réunissaient et fixaient le destin des hommes, et il était écrit et tenu secret. D’où les voeux…

Et les hommes voulaient aussi savoir et inventèrent des techniques de divination dont l’astrologie…

Il y a qq chose de religieux dans ces voeux de nouvel an, je dirais même de magique…

On souhaite le bien mais on continue à faire ce qu’il faut pour que cela aille plus mal : par exemple la progression des cancers , en particulier des enfants et

plus encore de leur cerveau…On accepte ce que nous ne devrions pas accepter : un environnement et une alimentation toxiques…

Sur le plan politique, il faut que les « socialistes » virent du parti ceux qui ne le sont pas…en particulier les plus nocifs comme Pascal LAMY et Dominique STRAUSS-

KAHN…Et Manuel VALLS…!  C’est un minimum . Assez de mensonges , de tromperies…[ J'ai signé la pétition du M'PEP...]

Des militaires allemands, anglais, et même français se sont penchés sur les conséquences du déclin du pétrole . Des militaires…pas les politiques.

À ma connaissance -à celle d’amiEs- aucun parti de « gauche » , ni même d’  « extrême gauche » ne l’envisage…N’ose  l’envisager. Le déni…l’irresponsabilité…

Mais on peut se souhaiter « Bonne année » 2011…2012…2013…alors qu’elles seront presque certainement pires . On souhaite le bien …mais on prépare le pire… »

avec qq pièces jointes.                 C’est plutôt pessimiste, voire cynique…mais c’est pourtant le comportement de le majorité des « gens »…

FINANCES…ou plutôt MONNAIE

Permettez moi de joindre une réflexion sur la monnaie…

Rappel: Lorsque j’ai commencé à travailler à la Société Générale en 1958, les banques « de dépôt » – nationalisées , sous le contrôle de la Banque de France, et de « la rue de Rivoli »-  pouvaient prêter 11 fois le dépot des clients : déjà le début des dérives bancaires et financières: l’abus du crédit et la création de monnaie à gogo.

Pour développer un monde non durable, non soutenable…

Se contenter de critiquer le « néolibéralisme » est une erreur et cela m’agace particulièrement . On n’est pas près de sortir de la M…avec pareille attitude…

Dès 1948, OSBORN Fairfield dénonçait la guerre à la nature (je ne trouve pas la préface de son livre : »La planète au pillage »…pour l’instant…)
C’est en 1963 que Rachel CARSON a publié « Le printemps silencieux » (1969 en France)
C’est en 1965 que Jean DORST alors directeur du Muséum d’histoire naturelle a publié « Avant que nature meurt… »

C’est la société thermo-industrielle, capitaliste, productiviste –>>consumériste qui est en question . Pas seulement le néolibéralisme….

TOUS MES VOEUX…d’audace et de courage pour oser affronter la réalité, pas seulement des morceaux…

Publié dans Accueil | Laisser un commentaire

Gaz de schiste

 

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

lesobjecteursdecroissance.org

« lesobjecteursdecroissance.org » :
Il s’agit d’un portail dont l’objectif est de recueillir tous les liens de sites d’Objecteurs de Croissance en France. Nous vous conseillons de vous référencer sur ce portail, et d’y faire figurer votre lien.

Laisser un commentaire

Projet du jardin des Bordes

Il s’agit d’un projet  constitué de trois volets :

-un volet jardins partages

-un volet culturel

-un volet festif

L’endroit est localisé à la plaine des Bordes, 70 ha en friche.

Ce projet n’en est qu’à ses débuts, plus d’informations dans quelques jours.

Publié dans Projets | Laisser un commentaire