Tchernobyl, Fukushima, à qui le tour ?
Le 11 juin 2011, la société civile japonaise appelle à une journée d’action internationale
pour la sortie du nucléaire… IMMEDIATEMENT !
En solidarité avec les antinucléaires japonais, nous soutenons ces rassemblements
partout où ils auront lieu.*
Devant l’intolérable tragédie de Fukushima, devant l’indigence des propositions des partis politiques de tous
bords ou des ONG « écologistes »,
France un point de vue antinucléaire dissident pour un arrêt immédiat du nucléaire.
le temps est venu de rappeler que depuis des années, existe enNous ne pouvons nous satisfaire d’une proposition d’accompagnement de la sortie du nucléaire sur
10 ans, 20 ans, 30 ans ou plus, ni des négociations de certains partis politiques visant à des compromis
électoralistes qui au final, ne tiennent aucun compte de la dangerosité inacceptable de cette
industrie.
Qui pense encore que la catastrophe nucléaire est impossible en France
autorités s’y préparent, que des scénarios de gestion existent depuis quelques années pour la
« phase d’urgence », et maintenant pour une stratégie de gestion post-accidentelle à long terme (le
CODIRPA) pour les territoires français dont le sol serait durablement contaminé après la fin des
rejets ?
alors que lesFaut-il attendre un nouveau désastre
économiques, pour sortir de cette impasse nucléaire ? Combien de morts, de territoires contaminés,
de centaines de milliers de tonnes de déchets radioactifs légués aux générations futures avant que
le cauchemar ne prenne fin ?
avec ses dramatiques conséquences sanitaires, sociales,L’arrêt immédiat du nucléaire ne relève pas d’un délire irrationnel, ni d’une utopie
immédiat du nucléaire, c’est du concret, c’est applicable, c’est possible maintenant ! Nous n’avons
pas à attendre un développement hypothétique des énergies renouvelables en courant tous les
jours le risque d’une catastrophe.
. L’arrêtDes solutions existent
la filière nucléaire, utilisation maximum des capacités hydroélectriques et des centrales thermiques
classiques existantes (charbon, fioul, gaz). Nous savons que de nouvelles centrales thermiques au
gaz ou charbon peuvent être construites très rapidement, et que le remplacement des centrales
nucléaires par du thermique classique n’influera que très marginalement sur les émissions globales
de gaz à effet de serre.
: arrêt de la production d’électricité pour l’export, de l’auto-consommation deMettre fin au danger des centrales nucléaires n’est pas un problème technique, mais un
problème politique qui dépend de l’exigence de la population vis-à-vis de ses représentants.
L’incontournable urgence n’est malheureusement pas d’attendre un changement de société
ou de modèle économique pour un monde meilleur. L’urgence est de sauver nos vies !
STOP-NUCLEAIRE
©Arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire
Premiers signataires
Mouvement Citoyen Lotois pour la Sortie du Nucléaire, Sortir du Nucléaire Cornouaille, Collectif Antinucléaire de Saône
et Loire, Sortir du Nucléaire nord-Franche-Comté, Collectif Antinucléaire 84, CLADE Limousin, Collectif Sortir Du
Nucléaire 79, Stop Nucléaire 56, … …
Contact : stop.nucleaire@yahoo.fr – 06 82 45 13 89
*
Bioasis Balma, M°Gramont ;
l’Embarcadère ;
: Stop-Nogent, Collectif Antinucléaire 13, Infonucléaire, Stop Nucléaire 31 l’Antidette,Paris : 14h30, Place de la République ; Marseille, 11h Réformés (haut de la Canebière) ; Toulouse, 14h30 face àQuimper, 10h30 Halles St François ; Montceau-les-Mines, 9h30 parking dePont Saint-Esprit, 10h marché du Rond-Point de l’Europe ; Avignon, 14h30 Place de l’Horloge.Sortir du nucléaire: Pourquoi ? Quand ? Comment ?
Pourquoi ?
Il est nécessaire de préciser
et d’expliquer ce que cela signifie pour notre santé, pour notre société, pour nos descendants. C’est la gravité des conséquences
de ces accidents majeurs qui est déterminante pour le choix d’un scénario de sortie.
Quand on examine les textes officiels des commissions internationales, européennes et les préoccupations administratives
en France, on se rend compte assez rapidement de l’ampleur possible des désastres nucléaires. Tous ces experts se
penchent sur le problème : comment gérer ces catastrophes au mieux des intérêts économiques ? Ce ne sont pas les
conséquences sanitaires qui les préoccupent mais le désastre économique et les réactions populaires. Ils se demandent
comment anesthésier l’opinion publique qui risque fort de déclencher des « turbulences sociales » (rendant la gestion plus
difficile) et comment maîtriser ces turbulences. On est loin des risques industriels classiques qui finalement se gèrent assez
facilement par nos technocrates. Il est paradoxal de constater que ceux qui redoutent le plus ces « risques nucléaires
majeurs » se trouvent pour la plupart chez les « responsables » et très peu parmi les antinucléaires. Si l’accident nucléaire
était du même type qu’un accident industriel classique, il est clair qu’il faudrait y porter remède mais il n’y aurait pas lieu
de s’affoler et on aurait du temps pour trouver la meilleure solution. Par contre si l’ampleur des catastrophes possibles est
hors mesure, alors il est suicidaire de chipoter sur les moyens de s’en sortir, on est dans une urgence extrême.
Les déchets de l’industrie nucléaire posent le problème des générations futures. Ces déchets redoutables pendant des millénaires
sont déjà là et rien ne peut les éliminer. Il nous faut admettre que nous avons porté atteinte à nos descendants,
que nous les chargeons d’un fardeau qu’ils n’ont pas voulu. Du point de vue sanitaire, la recherche d’un stockage à moindre
mal est bien sûr nécessaire, mais il y aura du mal, des « détriments » comme disent les experts. L’arrêt de la production
de ces déchets est alors une obligation morale. Cet arrêt implique l’arrêt de la production électronucléaire. Retarder cet
arrêt pour satisfaire à des critères secondaires c’est accepter de menacer nos descendants par encore plus de déchets.
la raison fondamentale d’un engagement antinucléaire, les “risques d’accidents majeurs”,Quand ?
La gravité des conséquences d’accidents majeurs implique l’urgence de la sortie du nucléaire. Le choix des moyens pour
cette sortie et les délais correspondants doivent être confrontés à l’ampleur des conséquences de l’accident. Prendre en
compte la nécessité pour EDF d’amortir les investissements effectués pour développer son parc et n’exiger la mise à l’arrêt
des réacteurs qu’après les 25 ou 30 ans nécessaires c’est considérer que ce serait un gaspillage financier de ne pas
laisser les centrales nucléaires rembourser leurs dettes. En somme ce serait un gaspillage non justifié par les conséquences
sanitaires d’un accident nucléaire sur la population. Et puis dans cette perspective de nécessité économique
pourrait-on reprocher à EDF de faire fonctionner ses réacteurs au delà de ces 30 ans (avec de l’électricité très bon marché)
si cela s’avérait techniquement possible ?
Comment ?
En gros deux possibilités :
en abondance.
Quelles sont les possibilités actuelles ? En dehors des réacteurs nucléaires et des installations hydrauliques la France
possède une capacité de production électrique importante à partir des combustibles fossiles (essentiellement charbon,
fioul, et un peu de gaz). En arrêtant les exportations d’électricité et en tenant compte des économies réalisables si l’on supprime
l’auto-consommation nucléaire, on constate que l’utilisation à plein rendement des installations thermiques classiques
à charbon et fioul conjointement à l’hydraulique permettait en 1995 d’arrêter près de 70% du parc nucléaire. Le
recours aux combustibles fossiles n’est certes pas une solution idéale mais c’est la seule disponible à
EDF a mis au point, pour l’exportation, des centrales à « charbon propre » qui rejettent peu de polluants, (le CO2 qui contribue
à l’effet de serre est bien sûr inévitable, mais cette surproduction est négligeable par rapport aux autres composantes,
entre autres les transports et l’agriculture). Il faut aussi comparer cette pollution avec celle du cycle nucléaire de
la mine d’uranium jusqu’au stockage des déchets. Il faut surtout faire la comparaison avec les conséquences sanitaires
des catastrophes nucléaires possibles.
Quand certains (les Négawatts par exemple) préconisent de remplacer le nucléaire par des économies d’énergie et les énergies
renouvelables (vent, soleil), ils restent très vagues sur les productions réelles en kilowatt-heures. Seul semble important
le coût, qui, grâce aux progrès de la technologie, devrait diminuer. La pensée unique économique règne en maîtresse
et non l’aptitude de ces technologies à remplacer les gigawatts nucléaires (il faut actuellement plus de 1500 éoliennes pour
remplacer 1 seul de nos 58 réacteurs nucléaire). Même en escomptant un très grand gain d’efficacité des énergies renouvelables
on serait encore très loin de l’électricité consommée et les quelques économies d’énergie à faire d’urgence ne
changent guère le bilan. C’est une réduction considérable de notre consommation d’électricité qui serait nécessaire.
utiliser ce qui est disponible et opérationnel ou bien attendre d’avoir des énergies proprestrès court terme.Insistons sur le fait que bien sûr nous sommes favorables à l’utilisation des énergies renouvelables là où c’est
possible. Ce que nous contestons c’est l’affirmation qu’elles peuvent être une alternative à un remplacement rapide
du nucléaire. De même des économies d’énergie ne peuvent qu’être bénéfiques, mais pour sortir rapidement
du risque nucléaire nous n’avons guère le choix et la solution existe, il faut recourir aux énergies fossiles.
nucléocrates d’EDF ont bien perçu cette menace et ils démantèlent systématiquement les installations thermiques au charbon
et au fioul (et cela dans l’indifférence générale) pour rendre impossible la sortie rapide du nucléaire, et il faudra compter
parmi les responsables de cette situation tous ceux, parmi les écologistes, qui diabolisent le charbon.
LesPour plus d’infos sur la sortie du nucléaire, voir sur le Web: http://www.dissident-media.org/stop_nogent/sup_sort.pdf
Explications du comité Stop Nogent-sur-Seine: http://www.dissident-media.org/stop_nogent
